Vendredi 27 février 2009 5 27 /02 /Fév /2009 01:57
Dimanche 31 août

Chère Ophélie, te souviens-tu de la fausse tulipe géante en faux ballon chromé sur laquelle nous avions parié au Guggenheim? Que ne l'aie-je pas gagnée! Christie's vient de faire paraître la petite annonce suivante :


Jeff Koons' Balloon flower (magenta) : one of five unique versions (magenta, blue, orange, yellow and red). Sold for : £ 12 921 250.

Par Caperucita in the mood
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Vendredi 27 février 2009 5 27 /02 /Fév /2009 01:56
Dimanche 31 août

Peut-on vraiment fraterniser avec un peuple qui mange des mars frits?


Il est sans doute question de fraternité au Fringe Festival d'Edimbourg : haut les déambulateurs et les poussettes hurlantes de tous blancs pays, tanguons ensemble au son de ces hymnes locaux que nous connaissons tous, trinquons à l'art populaire, une fois à lui, une fois à nous... Mais les Edimbourgeois semblent avoir pris le large ; un mois de vacances, tandis que leurs sous-fifres, étudiants Erasmus en prolongation, pratiquent leur anglais en actionnant le tiroir-caisse. Seuls restent quelques hommes, punis sans doute, ou pour la survie de la communauté, en costumes traditionnels que vous savez, vidant leurs joues enflammées dans leur instrument de torture, sans toutefois froisser les carreaux de leur jupe en tweed assorti.


A l'assaut de la colline châtelaine, on sort son programme de 288 pages de festivités, on tente d'y retrouver le nom du spectacle qu'on a acheté au pif à moitié prix, puis celui des 376 endroits où il se produit, qu'il faut alors localiser sur la carte pour enfin mettre le parcours en pratique dans les 10 minutes qu'il reste. Des bras tentaculaires jettent en continu de jolis flyers que personne ne lit. Des têtes attirent l'attention avec des masques, des chants ou une tronçonneuse, en sautant pour d'autres têtes en l'air, en s'allongeant pour les très terre-à-terre. La foule élastique se tend vers le jongleur de feu, se rétracte devant les démonstrations d'arts martiaux, se concentre face au joueur de passe-passe, se détend vers l'enfant violoniste, s'émiette dans les pubs, en ressort pour marcher plus rondement encore autour de la vieille ville.


Plusieurs stratégies se prêtent au choix d'un show. 1) Repérer parmi les 50 titres qui clignotent sur le panneau d'affichage un nom connu. Pirandello's Henri IV. Parfait. Sauf que des troupes de fac côtoient les professionnels les plus reconnus. A l'évidence, je suis tombée sur le club théâtre d'Edimbourg 3. 2) Varier les plaisirs. Stand-up comedy, il est temps que je m'y mette. Prenons le premier nom sympathique à partir de la lettre B : Beginner's guide to Happiness. Approprié sans doute. Mais une blague n'en vaut pas une autre. Et l'humour écossais n'est pas aussi international que son festival. Heureusement, il y avait des blagues sur les femmes et les Gallois. 3) L'argent est toujours un critère. Les clowns sont toujours pauvres. Ces cinq-là étaient tristes, fous, balourds, polyvalents, rebondissants et drôles, tout ce qu'on demande à des clowns quoi, en bien.


Je me rends compte combien je fais de beaux paragraphes équilibrés quand je voudrais écrire l'effervescence clownesque justement. Des rires hystériques, des éclats d'artifices, des nez rouges, une musique qui chevauche maladroitement sa voisine, des larmes de crocodile, des accessoires hétéroclites infusent en moi un état caméléon. La première nuit goulûment goûtée imprime un vague tourbillon aux jours suivants. Je suis seule dans le salon d'un restaurant abstrait, c'est son nom, je mange des chips à la citrouille en souriant gauchement au pianiste qui ne joue que pour moi, qui baille de ne jouer que pour moi, mon verre gargantuesque ne désemplit pas, Jack s'est encore enlisé à Denver et ne parvient guère à m'attendrir, mon élégant Denis danse derrière le panneau vitré et d'un régulier entrechat vient s'enquérir de moi, tout le monde me sourit poliment je suis sur le chemin des toilettes, puis dans l'appartement de deux espagnoles et un américain, dans un taxi, dans une soirée avec une australienne, une irlandaise du Nord, un basque qui vit à Toulouse, une flopée de madrilènes et des tubes intemporels, je cligne de l'œil, je trinque, je suis, je retrouve Denis douze heures plus tard. C'est le début d'une deuxième journée. J'ai vu Gok Wan, le fumeux présentateur de « How to look good naked », un ado gothique enlever ses lunettes avant de secouer sa tête sans cheveux sur les Sex Pistols, Elvis soulever les foules dans un club fashion, le sosie de Kate Winslet, des églises transformées en bars, Rasta Rocket au petit déj comme au bon vieux temps. J'aime toujours autant ronfler avec toi, cousin.

Par Caperucita in the mood
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Vendredi 27 février 2009 5 27 /02 /Fév /2009 01:55
Samedi 30 août 2008

Li-Si Wen, qui se perdit un temps à Saint Jean-Pied-de-Port, habite maintenant dans le 13ème.


Quand une française rencontre une espagnole à Edimbourg. I'm Charlotte Bonneau. I'm Maria Benito. Ahah. Jiji.


Boucherie Salik, viande halal (Brick Lane). Traçabilité garantie.

Par Caperucita in the mood
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Vendredi 27 février 2009 5 27 /02 /Fév /2009 01:53
Jeudi 21 août 2008

Si d'une manière générale j'ai du mal à endiguer mes émotions (tiens, j'y pense : cette métaphore délavée n'expliquerait-elle pas mon cauchemar récurrent de tsunami?), il m'arrive parfois d'être maître d'un moi incontrôlable.


Celui-ci se manifeste dans des situations similaires. Je me suis bien vantée d'avoir un soir semé un type dans ma rue en zigzaguant de trottoir à trottoir jusqu'à ce qu'il en ait le mal de mer. Bien plus que la découverte d'une réserve de courage et de ruse insoupçonnée, c'est l'impression d'avoir rencontré mon instinct de survie qui m'a ébahie. Agir pour mon bien sans réfléchir une seconde. Cela n'arrive strictement jamais au quotidien. Quel est mon bien? comment y parvenir? quels compromis? quelles conséquences? interfèrent sans cesse, de l'achat du pain à la crise existentielle. Il y a environ quinze jours, je rentre un peu tard. Une mère et sa fille crient sous la menace de deux adolescents armés de pompes à vélo. Je dois passer et ne peux passer inaperçue. Je me suis bien demandée si je devais les aider ou tenter une percée indifférente. Mais pourquoi je suis entrée dans le cercle en offrant innocemment mon aide, je n'en sais rien et ne l'ai pas décidé. Les deux jeunes ont filé miraculeusement. Ce soir, même topo en pire. Il est plus tard et je suis absolument seule. Je croise deux encagoulés à poings américains. Je les vois venir. Comme attendu, ils tentent de me faire peur. Je ris sans m'arrêter. Mais l'un d'eux fait demi-tour et me talonne. Je le laisse arriver à hauteur d'épaule et, sans préméditation aucune, lui demande s'il y a un problème, qu'il m'excuse mais je rentre chez moi, offrant ainsi ma condition d'étrangère démunie à sa merci. Il répond un yes déconcerté et court rejoindre son copain. Quelle est la part de chance?


Par Caperucita in the mood
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Vendredi 27 février 2009 5 27 /02 /Fév /2009 01:51

Mercredi 200 août 2008

A Sydney, il n'y as pas que le surf, il y a aussi les XXIIIèmes JMJ. Et moi, dès le 13 septembre prochain.

Adieu le baby-sitter blues, l'école des loisirs pour moins de huit ans, les ateliers monstres dans les musées anti-pluie, les cerf-volants qui volent pas et les concombres, toujours les concombres.

Bonjour la vaisselle sale dans un Subway qui sent la frite.

Fringe festival à Edimbourg ce week-end, je trépigne. Bordeaux le 3 septembre, vous n'attendez que moi. Hasparren le 7, repas du dimanche famille Ricorée. Paris le 11, Usama si tu m'entends, les avions Qantas ont déjà des trous. Singapour le 12, coincée dans le hangar en tôle dernier cri.

A bientôt sur mes lignes.

Par Caperucita in the mood
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Créer un blog gratuit sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus - Articles les plus commentés